Thursday, August 17, 2006

Folklorama

Dernière parmi mes aventures winnipégoises: aller au festival Folklorama.

Winnipeg se targue d'être une ville très multi-culturelle, dans un pays qui l'est déjà pas mal en général. Au premier abord, la ville a pourtant l'air très blanche - peu de bruns, concentrés dans certains quartiers, et bien sûr les autochtones qu'on remarque surtout quand ils sont dans la misère noire, sur la rue. En fait, une des grandes différences avec le Québec ou même l'Ontario, c'est que la population blanche a des origines d'une incroyable diversité. Le gros boom de population qui a fait du Manitoba ce qu'il est aujourd'hui est survenu au début du 20e siècle, en fait entre 1895 et 1915. À cette époque, des milliers de personnes sont venues des quatre coins de l'Europe, surtout du Nord: Pologne, Allemagne, Ukraine, Russie, Pays-Bas, communautés Mennonites, en plus des habituels Écossais, Irlandais, Italiens, et Portugais. Deux de mes colocataires, par exemple, ont 4 grands-parents qui viennent de 4 endroits différents.

Tout ça pour dire... Oui, au mois d'août chaque année, les différentes communautés culturelles de Winnipeg organisent chacune un pavillon, parfois deux, pour célébrer et afficher leurs traditions: expositions culturelles, mais surtout bouffe et spectacles. Les pavillons sont éparpillés partout dans la ville, dans des centres communautaires, gymanses d'écoles, etc. La plupart d'entre eux sont européens; quelques uns d'Amérique Latine, quelques-uns pour l'Asie, un seul pour toute l'Afrique, et aucun pour le monde Arabe.
Lien: www.folklorama.ca

Hier nous sommes allés voir le pavillon brésilien, un nouveau pavillon de cette année. Spectacle vraiment spectaculaire, avec band de percussions brésiliennes enflammées, danseurs de samba et de foro ultra sensuels, et pour couronner le tout un spectacle (pas une roda, c'était un vriament un show) de capoeira regional (pour ceux qui ne le savent pas, j'ai fait de la capoeira angola cette année jusqu'à ce que ça me scrape le genou). Certain des capoeiristas qui étaient là étaient venus du Brésil, et un d'entre eux était triple champion national. Vous pouvez imaginer les acrobaties, les sauts et la vitesse de la chose.

Pourtant, ce qui m'a plus impressioné, c'est la foule. Malgré le rythme, les danseurs, la musique, j'étais la SEULE à remuer un tant soit peu. Les 549 autres personnes sont restées assises sur leur derrière, sans même se faire aller un peu l'épaule. Incroyable.

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